Frelons asiatiques

Vous trouverez ci-après des idées de piège pour les frelons asiatiques et plus précisément pour les femelles fondatrices à utiliser du 15 février au 1er mai à base de sirop, miel ou cidre et de bière.

La « femelle fondatrice » du frelon asiatique naît à l’automne. Aux premiers gels, elle quitte le nid pour trouver une cachette où hiberner. Le reste de la colonie est alors abandonné… et succombe. Aux premiers redoux, vers la mi-février, la reine s’éveille et s’envole en quête de sucres énergisants afin de reprendre des forces pour bâtir un nouveau nid et y pondre. Durant 45 jours (entre le 15 février et le 1er mai), elle est la seule à s’y occuper de ses larves. C’est à ce moment qu’il faut la piéger. Car si rien n’est fait, 150 nouvelles reines s’envoleront de chaque nid à l’automne. Et le cycle recommencera.

MOBILISATION CITOYENNE

Pour l’enrayer, une mobilisation citoyenne est en cours. L’objectif : installer des pièges entre le 15 février et le 1er mai dans des endroits ensoleillés, et si possible, à proximité des points d’eau. Le tout – et c’est la difficulté principale – en rendant ces pièges sélectifs afin de ne pas nuire aux autres insectes.

À vous de jouer ! Voici un modèle de piège particulièrement astucieux, fourni par l’Association action anti frelon asiatique (AAAFA). Il possède une « piste d’atterrissage », qui est plus adaptée au vol rectiligne des frelons qu’un simple goulot de bouteille. Mais surtout, il laisse la vie sauve à tous ses autres visiteurs. Suffisamment large pour les frelons asiatiques, son ouverture de 9 mm bloque les frelons européens afin de ne pas leur nuire. De même, sa « piste de décollage » permet aux petits insectes de s’en extraire facilement et une éponge en mousse les empêche de se noyer. Large de 5,5 mm, la sortie est quant à elle trop petite pour les frelons, mais suffisante pour permettre aux abeilles de s’envoler.

piège frelon asiatique

Piège à frelon asiatique sélectif, modèle 2015, par l’AAAFA

Pour le réaliser, rien de plus simple : il vous suffit de rassembler 2 bouteilles d’eau (identiques de préférence), 2 abaisse-langue (demandez-en à votre médecin, mais si vous n’en trouvez pas, des bâtonnets de glace peuvent faire l’affaire), 1 paire de ciseaux, de la colle, de la ficelle, une éponge, un peu de bière brune et du miel.
– Découpez les tiers supérieurs des deux bouteilles et collez les ensemble par la base pour former une sorte de toupie.
– Percez-y une ouverture de 9 mm de haut et de la largeur de votre premier abaisse-langue, que vous introduirez à l’intérieur.
– Fermez le bouchon du haut, afin d’éviter que la pluie ne pénètre dans votre piège, mais laissez celui du bas ouvert pour créer une nasse qui empêchera le frelon asiatique de remonter.
– Découpez une ouverture de 5,5 mm de haut dans la partie basse d’une de vos chutes de bouteille. Introduisez votre second abaisse-langue comme précédemment.
– Installez l’éponge, découpée à la forme voulue, et arrosez la d’un mélange de miel et de bière brune, qui repoussera les abeilles mais attirera les frelons asiatiques. Si des abeilles venaient malgré tout à s’égarer dans votre piège, vous pouvez rajouter du vin blanc pour accroitre la dissuasion.
– Refermez votre piège, sans colle, afin de pouvoir facilement le nettoyer. Vous n’avez plus qu’à l’accrocher en plein soleil avec votre ficelle. N’oubliez pas de renouveler l’appât tous les 15 jours.
– Lorsqu’une première reine frelon sera prise au piège, laissez-la à l’intérieur afin que ses phéromones attirent d’autres reines. Si elle ne meure pas, vous pouvez passer votre piège 10 secondes au micro-onde, ou le congeler une heure afin de l’endormir, puis la découper avec des ciseaux.

Si vous ne pouvez rien faire (hors d’atteinte ou pour une autre raison), il est mis en place un protocole de destruction de nids dont vous trouverez le déroulement dans les documents ci-dessous

Description du frelon asiatique

biologie de l’espèce :

Le Frelon asiatique (Vespa velutina) est originaire d’Asie. Son introduction en France date de 2004, suite à l’importation de poteries chinoises dans le Lot-et-Garonne.

Depuis cette date, l’espèce ne fait que progresser sur le territoire national et départemental et a un impact sur la filière apicole (prédation envers les abeilles domestiques), sur les productions agricoles et sur la biodiversité.

Le nid est constitué de cellulose (mélange de bois, d’eau et de salive).

Les colonies sont annuelles (de début mars à fin décembre). Au printemps, la reine cherche un emplacement pour installer son pré-nid (rebord de toit, cabanon, préau,…). Celui-ci garde une taille modeste jusqu’au début de l’été (≤15-20 cm).

Par la suite, dans certains cas, il y a essaimage et la colonie s’installe alors de préférence sur des arbres de différentes essences et hauteurs.

Lorsque les futures reines ont été créées et qu’elles quittent le nid pour se faire féconder et partir hiverner (fin d’automne), la vieille reine meure, ainsi que tous les individus de la colonie au fur et à mesure que la saison avance. Le nid se dégrade alors sous l’action de la pluie, du vent, des oiseaux,…). La paroi externe tombe en premier (les galettes de cellules deviennent alors visibles) et les différentes strates par la suite.

L’évolution vers le Plan d’Action Collective

Suite à son introduction accidentelle dans le sud-ouest de la France (Lot-et-Garonne) en 2004, ce frelon prédateur d’abeilles originaire d’Asie s’est très vite répandu sur le territoire français. En plus de son impact sur l’apiculture et la biodiversité, les risques vis-à-vis de la santé publique ont fait naître de nombreuses interrogations de la part des populations et des collectivités.

Ainsi, de nombreuses initiatives de lutte ont vu le jour sans pour autant aboutir à des résultats probants. Certaines pratiques peuvent constituer un danger pour la sécurité publique ou parfois un risque pour la biodiversité (produits non autorisés, conséquences sur les autres espèces non cibles, infractions au Code du travail,…).

Depuis 2009, sous l’impulsion de l’Etat,  le réseau FREDON/FDGDON Pays de la Loire, a mené une mission d’épidémio-surveillance sur l’espèce visant à mesurer son expansion, accroître les connaissances scientifiques, informer et communiquer sur        l’espèce et les bonnes pratiques de destruction.

Devant la recrudescence constatée en 2014, et face aux multiples sollicitations, notre réseau, en tant qu’Organisme à Vocation Sanitaire (composant l’Agence Sanitaire Régionale), décide de créer un Plan d’Action Collectif  pour limiter les risques liés au Frelon asiatique.

Convention partenariat pour la destruction des nids de frelons asiatiques

Plan d’action collectif